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Rénovation de façade : rejointoyage, nettoyage, crépi, bardage

Une façade en brique de Herve a cent ans. Les joints, eux, sont morts depuis vingt. C'est là qu'on commence.

Façade en briques rejointoyée et nettoyée par CP Renove

Les joints avant tout

Sur une façade en briques, l'eau entre par les joints creusés, pas par la brique. On dégarnit sur 2 cm de profondeur, on dépoussière, on rejointoie avec un mortier adapté à la brique (à la chaux sur les vieilles briques tendres, bâtard sur les plus récentes), avec un fer qui donne le profil d'origine. Les briques éclatées par le gel sont remplacées une à une, en cherchant une teinte proche dans les briques de récupération.

Sur les moellons, même principe, à la chaux, en respectant l'aspect du joint d'origine, souvent un joint beurré légèrement en retrait. Un joint de ciment gris tiré au cordeau sur une ferme du XVIIIe, ça se voit à un kilomètre et ça fait éclater la pierre au premier gel sérieux.

Nettoyer sans abîmer

On ne sable pas une vieille brique. Le sablage enlève la peau cuite de la brique et elle se met à boire l'eau comme une éponge. On nettoie à basse pression, à la vapeur ou par gommage doux selon le support, et on applique un hydrofuge si la façade est très exposée. Un hydrofuge sur des joints morts ne sert à rien, donc l'ordre est : joints d'abord, nettoyage, puis hydrofuge.

Crépi et bardage

Sur une façade en blocs ou en briques sans intérêt, ou trop abîmée pour un rejointoyage, on pose un crépi, directement ou sur isolant. Le crépi sur isolant règle en même temps l'aspect et le chauffage, c'est souvent le meilleur calcul sur une maison des années 60 ou 70. Le bardage sur ossature isolée est l'autre option, plus contemporaine, très bonne sur un pignon qui prend toute la pluie.

Le soubassement en pierre bleue qui se déchausse, on le reprend en même temps : dépose des pierres abîmées, assise refaite, pierres neuves, joints. On l'a fait en entier sur une maison de la région, et la façade a retrouvé son pied.

Ce qu'on regarde avant de chiffrer

D'où vient l'eau. Une gouttière qui déborde, un couvre-mur fissuré, un seuil sans larmier : refaire les joints sans corriger ça, c'est recommencer dans cinq ans. On fait le tour avec vous, on montre, on chiffre en séparant les postes. Si la toiture ou la zinguerie doit passer avant la façade, on le dit.

Façade dans le Pays de Herve et à Liège

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Questions fréquentes

Rejointoyer ou crépir ?

Si la brique ou la pierre est belle et saine, on rejointoie et on garde le caractère de la maison. Si la façade est en blocs, en briques abîmées ou peintes dix fois, ou si vous voulez isoler par l'extérieur, le crépi est le bon choix. Sur les fermes et les maisons de village en moellons, on déconseille de recouvrir. On en parle sur place.

L'hydrofuge, ça sert à quelque chose ?

Oui, sur une façade dont les joints sont sains et qui prend beaucoup de pluie, typiquement un pignon ouest. Il empêche la brique de se gorger d'eau sans l'empêcher de sécher. Sur des joints creusés, c'est de l'argent perdu, l'eau passe à côté. Et il faut le renouveler tous les dix à quinze ans.

Combien de temps dure un rejointoyage ?

Pour une façade avant de maison de village, une semaine à dix jours entre le dégarnissage, le rejointoyage et le nettoyage, selon la surface et la météo. On ne rejointoie pas sous la pluie ni en dessous de 5 degrés, le mortier ne prend pas. Les quatre façades d'une ferme en moellons, c'est plusieurs semaines. On planifie ça au printemps ou en fin d'été dans le Pays de Herve.

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